Montessori

▲ La pédagogie

Maria Montessori (1870-1952), médecin italienne, s’est interrogée toute sa vie sur les conditions indispensables aux apprentissages. En observant les enfants, elle a mis au point une pédagogie scientifique visant à accompagner le développement naturel de l’enfant.

Cette pédagogie permet à l’enfant d’explorer le monde, de le comprendre et de se l’approprier, mais également de se construire, de devenir une personne autonome et épanouie, avec une bonne estime de soi, de bonnes capacités à vivre avec les autres dans le respect et l’ouverture d’esprit.

En ayant à sa disposition un environnement riche, sécurisant, vivant et chaleureux, ainsi qu’un matériel spécifique, chaque enfant peut développer ses compétences et ses dons.

▲ Le matériel spécifique

Ce matériel, scientifiquement élaboré, permet à l’enfant d’acquérir des compétences essentielles :
– développer sa concentration et son attention
– exercer sa motricité fine
– travailler sa coordination oeil-main
– améliorer la précision de ses gestes
– développer sa patience
– planifier ses actions pour réaliser une tâche
– exercer sa mémoire
– construire et nourrir son intelligence
– acquérir de l’autonomie
– renforcer son estime de soi

▲ La posture de l’adulte 

L’adulte est un facilitateur d’apprentissages.
Il met en place un environnement favorable, ordonné, épuré et attrayant.
Il soutient, encourage et accompagne chaque enfant.

L’adulte donne à l’enfant les moyens d’acquérir son autonomie.
« Toute aide inutile est une entrave au développement de l’enfant » disait Maria Montessori.

Il est garant du cadre. En énonçant clairement les règles, l’adulte sécurise les enfants
et fait preuve de fermeté bienveillante en cas de non-respect de celles-ci.

▲ Les recherches en neurosciences

Les recherches actuelles en neurosciences nous permettent de mieux comprendre comment notre cerveau apprend.
Pour apprendre, nous devons être actifs, engagés, et nous devons percevoir nos erreurs pour ajuster nos connaissances.
L’être humain apprend en faisant et non en écoutant.

Maria Montessori l’avait pressenti.
Les neurosciences le confirment aujourd’hui.

Le matériel Montessori développe les compétences exécutives :
❝ – la mémoire de travail, qui représente la capacité à garder une information en mémoire sur un temps court;
– le contrôle inhibiteur, qui représente la capacité à se contrôler, à se concentrer et à inhiber les distractions;
– la flexibilité cognitive, qui représente la capacité à détecter ses erreurs, à les corriger et à se montrer créatif.

Lorsque nous souhaitons entreprendre quelque chose, qu’il s’agisse de faire la vaisselle, de résoudre un exercice de mathématiques, de faire une déclaration d’amour, de dialoguer, d’apprendre à jouer du piano ou d’inventer un système de nettoyage pour nos océans pollués, nous avons besoin de ces trois compétences. Il nous faut, pour atteindre un but, quel qu’il soit : une bonne mémoire de travail pour mémoriser et organiser les différentes informations; un bon contrôle inhibiteur, pour rester concentré, contrôler nos pulsions, nos émotions ou avoir les gestes appropriés;  et enfin, une certaine flexibilité cognitive, pour ajuster nos stratégies en cas d’erreur, faire preuve de flexibilité et de créativité.❞

Ces trois compétences sont nécessaires tout au long de la vie.

Sans ces trois compétences les enfants :
se déconcentrent à la moindre distraction, n’arrivent pas à attendre leur tour, ont du mal à contrôler leurs émotions, …
oublient la consigne, ne savent pas s’organiser dans leur travail.
n’arrivent pas à adapter leurs actions en cas d’erreurs, se découragent si leurs stratégies ne fonctionnent pas et tout simplement n’identifient pas leurs erreurs.

❝ A l’inverse, les enfants ayant développé une bonne mémoire de travail, un bon contrôle inhibiteur et une bonne flexibilité obtiennent de meilleurs résultats scolaires […] et au delà de cela, […] ils ont les moyens d’apprendre tout ce qu’ils souhaitent et d’atteindre les objectifs qu’ils se fixent dans la vie.❞

Céline Alvarez, Les lois naturelles de l’enfant, 2016, Editions les Arènes.